Michel BARZIN

Ouverture le jeudi de 13h30 à 20h,
les vendredi, samedi et dimanche de 13h30 à 19h
Fermé le dimanche 12 juin 2011 (Pentecôte)


La Galerie Albert Dumont vous invite cordialement à l’exposition des œuvres de Michel Barzin.

“Nageur en eaux claires, Michel Barzin suggère au promeneur soucieux de se hâter lentement, la fraîcheur d’un quotidien renouvelé. Dans l’école du village où la cour de récréation prend des allures de cloître, l’homme déjoue avec une énergie, un imaginaire et une liberté indéfectibles, le piège de la répétition, de l’installation ou de la soumission aux injonctions de la convention. Parce qu’accroché – et jusqu’au recueillement – aux flancs de sa colline ardennaise, il n’en est que plus réceptif  à l’âme des choses, de la nature, des gens.  Alors, c’est à bras le corps qu’il se donne à ces réalités inspirantes. La mise en chantier est jubilatoire ; la transformation une nécessité comme celle de pain ; les propositions de lecture, à l’aune des techniques utilisées, multiples. Une investigation poétique offerte à chacun.”

Albert Dumont

L'artiste

Quelques textes sur son travail:

“Michel Barzin a toujours pris le contre-pied des artistes qui représentaient des “vanités”. Ce qu’il peint, dessine, grave, ce sont des “plaisirs” à commencer par ceux de la peinture elle-même, des matériaux qu’elle met à disposition, des couleurs, des pâtes, des grains, des tons, des brosses. A ce plaisir premier s’ajoute celui de la combinaison, de l’association parfois incongrue mais toujours jubilatoire des techniques, des supports… La somme de ces plaisirs induit une image souvent ironique, narquoise ou simplement grinçante. Lorsqu’il accroche des angelots à la galerie Arte Coppo à Verviers, ses séraphins ont tous des visages d’inspecteurs de l’ONEM (Office National de l’EMploi).
Lorsqu’il montre la vidéo du mariage princier de Philippe et de Mathilde, il prend soin de coller sur l’écran un film publicitaire transparent qui vante la bière Jupiler. Ce qui pourrait n’être qu’un canular ou une dénonciation de certaines formes de sponsorisations, témoigne d’une sensibilité des couleurs obtenues à l’écran. C’est sa façon de ne pas se plier aux règles, aux lois qui commandent l’académisme autant que l’avant-garde.
Il sait que les images ne sont pas innocentes. Aussi n’arrête-t-il pas de les détourner, de  les dévoyer et de leur imaginer une école buissonnière. Ce n’est pas pour autant que le paysage, l’image première, dans lequel il vit ne le marque pas. L’Ardenne, les Fagnes sont souvent présentes dans ses travaux. De même les montagnes, les objets volants, les observateurs sont des éléments récurrents au même titre que les grosses. Qu’elles soient fraises ou femmes, elles expriment une certaine douceur qui contraste avec leur opulence. Cette duplicité est sensible dans ses dessins qu’il aborde avec une extrême sensibilité. Lorsqu’il les entame, la mine effleure à peine le papier. Ce n’est que par la suite qu’il va saccager à l’aide de grosses taches et de gros coups de crayon ces visions attendries, romantiques, trop fragile pour exister.
Ce qu’il veut, c’est leur donner une consistance proche du rocher à la fois massif et, par endroits, lisse au toucher. C’est une autre façon de dire que derrière la grosse farce d’un potache, le pied de nez du trouble fête, se cache souvent un cœur tendre qui ne masque pas le plaisir premier de jouer, de prendre et de donner du plaisir.”

Eddy Devolder, 2001


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“Michel Barzin s’inspire du quotidien contemporain (e.a. le sport) qu’il décrit souvent avec ironie, en un langage graphique inventif. Bousculant la cohérence visuelle classique, ses compositions s’enrichissent des syncopes de l’image, de la confrontation de sujets hétérogènes, et tirent leur expressivité d’une juxtaposition de signes formels nerveusement inscrits selon les procédures de type abstrait. Abordant volontiers de grands formats et rompu aux secrets de toutes les techniques de l’estampe, l’artiste mélange souvent les procédés d’exécution. Il conjugue volontiers poésie et subversion, produisant des images narquoises, parfois grinçantes, grâce aux associations d’objets ou de personnages qu’il dessine ou grave.”


Serge Goyens de Heusch, XXe siècle. L’Art en Wallonie. Ed. Dexia, 2001


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“Une mise en scène et un propos, à la fois drolatique et gentiment perturbateur, caractérisent le répertoire de Michel Barzin. Le ton se module dans la pluralité des techniques traditionnelles : pastel, aquarelle, lavis, sérigraphie et se complète par l’installation : cabinet d’amateur (drapeaux, bureau, parquet sérigraphié, 2001), ring (mixed media,2001), et l’intégration (personnages autocollants, 2001). Peuplées d’un bestiaire, d’une foule de cafetières-théières, de paysages montagneux, boisés, vallonnés, les images d’Epinal déguisées flirtent avec le folklore… les objets quittent leur état de réifié, parfois prétextes à caricature humaine, souvent dotés d’attributs, non loin de l’esprit surréaliste. Face aux vues rapprochées, figures pléonastiques et navrantes : Guèpe de près (2000), Animal (2000)… le rire point ou désole, c’est selon. Cependant nombre de papiers témoignent d’une tension, entre la fragilité de l’attitude et la force du trait…ce qui déstabilise et provoque une présence. Présence elle-même perturbée quand elle est visage finement suggéré, sous-jacent et fantomatique (série de dessins,1999-2000).
Par ailleurs, Barzin fustige les discours d’évidence et s’en joue avec facétie, dénonce de manière ludique, par exemple, l’enjeu du territoire, des nations, via la monarchie, ou plus prosaïquement celui du champ de l’art. D’apparence anodine, les images procèdent pourtant de plusieurs niveaux de lecture quant à la forme et au fond. Ainsi, la série du Tour de France (pastels,1993) aboutit peu à peu à une autonomie des couleurs indépendamment du sujet : la figuration cède le pas à l’abstraction bigarrée. Par contre, la figure cocasse du roi défunt bougonne, écrasée par l’outrance morbide du traditionnel faire-part (Vacances en Espagne, sérigraphie et xylogravure,1993).
Il n’y va pas d’un projet d’intention, mais du plaisir d’expression. Barzin détourne les préceptes établis se faisant le “ bouffon du roi ”, frondeur, fort du sacro-saint principe de liberté . ”

Cécilia Bezzan, Le ton Barzin… migraine, mi-raisin, in l’Art Même, 2002.

 

 

Curriculum vitae

Repères biographiques

  • Études de dessin et gravure aux académies de Bruxelles, Boistfort et Liège.
  • Elève de Claude Lyr, Henri Brasseur, Georges Comhaire, Dacos et Robert Kayser.
  • Professeur à l’Académie des Beaux-Arts de Verviers, à l’Académie Internationale d’été de Wallonie, aux Ateliers d’Art Contemporain.
  • Conférencier à l’ENSAV La Cambre (2002-2003) et à Saint Luc-Liège (2011)
  • Organisateur des triennales internationales de gravure de Spa, 1983-1986.
  • Fondateur des associations "Silence, les Dunes !" (1989), "Dialogue gravé" (1983), "Cuivre-à-Cœur" (1982).
  • Membre permanent de la Poupée d’Encre depuis 1978 et de l’atelier Raz Kas de 2002 à 2009.
  • Contact: michel.barzin@gmail.com

Michel Barzin expose depuis 1974. Quelques expositions récentes (2006-2011):

2006

  • “Acquisitions des Chiroux” Musée d’Ansembourg, Liège
  • “Art without bars”, Porte de Hal, Bruxelles
  • “Artistes dans la ville”, Arlon
  • “Films d’artistes”, MAMAC, Liège
  • “Graffittis”, Tour Napoléon, Ostende
  • “Koers/course”, De Markten, Bruxelles
  • “Cinq artistes belges”, Galeria Dasto, Oviedo (Espagne)
  • “Lilla Europa 2006”, Hallsberg and Örebo (Suède)
  • “Incidentes sin importancia”, Galeria AP, Universidad Veracruzana (Mexique)
  • “Anecdotiques”, Galerie Arte Coppo, Verviers


2007

  • Musée national du Congo, Kinshasa ( Congo)
  • “Mots”, Office des Métiers d’art- Liège
  • “Sangisa-Sangisa”, Salle 7 Liège ; Académie de Tournai
  • “Une gravure sous le sapin",  galerie du Churchill
  • Biennale de gravure de Trois-Rivières (Canada)


2008

  • Galerie de Wégimont, Soumagne
  • “Dessins”, Centre Wallonie-Bruxelles, Paris (France)
  • “Graveurs belges”, Graficki Kolektiv, Belgrade, (Serbie)
  • “Frontière”, installation et vidéo “Comment poussent les cacahuètes?”, Kukuk, Eupen
  • “Belgian cloud meets Ayers Rock”, Umbrella studio, Townsville (Australie)
  • “Flying pigs”, Ellen Quinn Gallery, Ipswich, (Australie)
  • “Druckkunst grenzlos”, Ziegelhütte, Landesmuseum, Darmstadt (Allemagne)
  • “Comment poussent les cacahuètes?”, projection, Université de Trois-Rivières (Canada)


2009

  • “Parallèles 22° Sud – 50° Nord”, Musée des Beaux-Arts, Verviers (B) et Campinas (Brésil)
  • “Mobil’art” , Liège
  • “Sport” TDM, Riaillé (France)
  • “Cinq ateliers” Ced, Liège
  • “Festival de films de Michel Barzin” Aquilone, Liège


2010

  • “Razkas” édition de deux gravures, Bruxelles


2011

  • Bibliothèque d’Alexandrie (Egypte)
  • “Pas si bête” TDM (France)
  • “Palimpseste” Musée d’Ansembourg, Liège
  • “Ballade à quatre voix”, Salle 7 , Académie Royale des Beaux-Arts, Liège
  • Triennale internationale de gravure de Belgrade (Serbie)
  • “Les dents de l’ogre”, autour de l’œuvre de pascaline Wollast, Bruxelles
  • “1 m2”, Metz (France), travail in situ
  • Colonie d’artistes, Visegrad, Bosnie, travail en résidence
  • Centre Masereel, résidence, Kasterlee